return to tranceaddict
Pages: 1 [2] 3 4 
Sarkozy à "100 Minutes Pour Convaincre"
 
choukri
W8 & see. On verra a la fin, si yen a une car les resultats ne verront pas avant un bail. Mais bon, si cela permet aux francais d'etre plus tranquille, d'avoir moins peur et surtout de ne pas voter FN, je suis pour. Mais il faut que les mecs se tirent les doigts du cul et qu'ils pensent et fassent ce qu'ils disent reellement.
Shito
LoginZ a parfaitement résumé ma vision des choses, absolument rien à rajouter...
Trancemaster2k
pour répondre a Loginz:

il ne faut pas renier ce qu'on a aimé il ya 10 ans !! c vrai que l'esprit des free a changé, que plus aussi clean qu'avant !! mais plus que les free c l'organisation de soirées techno qui est devenue tres difficile !!! ya un vrai entrave a la création d'evenements TECHNO !! et c ca que je critique; je ne me fais pas le defenseur des derives de ces free mais plutot de la liberté d'expression, de reunion.

dsl que tu sois aussi remonté que ca ;)

pour revenir sur le cas SARKO, je suis l'idée de choukri qui est de renforcer l'education national. Ces solutions sont du court terme et ca rassure les gens c tout !! Enfin on a deja eu ce genre de debat... moi perso ce personnage me fait peur :nervous:

les socialistes n'on p-e pas fait ce qu'il fallait mais a mon avis le recours a la repression n'est pas la solution :rolleyes:
choukri
quote:
Le Sarkoshow décrypté par des comédiens et metteur en scène
Regard décalé sur l'émission télévisée de lundi soir.

Ils sont hommes de spectacles, acteurs, metteurs en scène. Philippe Caubère joue chaque soir au théâtre du Rond Point, Grand Magasin (Pascale Murtin et François Hiffter) viennent de faire les beaux soirs de la Ménagerie de verre, Alfredo Arias vient de créer Concha Bonita au Théâtre de Chaillot. Lundi, c'était leur jour de relâche. Sarkozy passait à la télévision, vedette de 100 minutes pour convaincre. Nous leur avons demandé de regarder.

«Le plus sournois, c'est la mise en scène de la télé»

Philippe Caubère

«Ce que j'ai vu, ce n'est pas un truc d'acteur, mais un homme sincère. Un acteur c'est quelqu'un qui ment si bien qu'on croit qu'il dit la vérité au point de s'en convaincre. Je ne vois pas ça chez Sarkozy. Il a dit, j'ai noté : «Ce qui est grave dans tout ce que je fais c'est que j'y crois profondément.» Pasqua, Gaudin _du mauvais Pagnol _, ce sont des gens rusés avec de grosses ficelles qui mentent en politique comme on ment au théâtre. Sarkozy, non. Il parle de son boulot, il est nature, il dit: «Il y a des gens autour de moi qui me disent : t'en n'as pas marre.» Cela doit être vrai. Ce n'est pas joué. Je ne le trouve pas moins sincère que Besancenot (Caubère soutient Besancenot, ndlr). Ils sont vrais à la télé. Ils utilisent les armes du bon sens. Même s'il y a entre eux des oppositions radicales. Sarkozy est bon parce qu'il est sincère. Le Pen, lui, n'est pas sincère. Il y avait un acteur hier, c'était lui. Un mauvais acteur que les gens adorent, plein de ruse et de rouerie. Il ment. Mais il ment mal : il ne dit pas son texte (s'il le disait, il dirait «les gauchistes dans les camps, les Arabes à la trappe», etc.). Il invente un salmigondis qui passe tout en s'adressant à ses électeurs. C'est du théâtre grossier.

Le plus sournois, c'est la mise en scène de la télé. A partir du moment où, vers 10 heures moins 10, ils craignaient que les gens décrochent, on a vu beaucoup la tronche de Le Pen alors qu'il n'a parlé que vingt minutes plus tard. On attendait Le Pen. L'entrée de la bête. Devant Le Pen, Sarkozy a fait son credo républicain _ «c'est un point de désaccord que nous avons» _, là, c'est du théâtre, comme plus tard avec Guigou. Je n'ai pas de mépris pour les hommes politiques. J'ai de la haine pour les gens de télé qui racolent. Qui font un reportage sur les prostituées pour montrer du cul. Là, le cul c'était Le Pen : la télé nous faisait attendre l'arrivée de Tartuffe au deuxième acte. Du théâtre odieux.»

«On est dans la séduction, pas dans la réflexion»

Grand Magasin

«On a vu ça comme une émission de propagande, où les enjeux sont donnés d'avance, dès le titre : «100 minutes pour convaincre». Les représentants de la contradiction sont piégés. Soit ils sont hypermodérés, soit ils vont dans l'excès et rendent Sarkozy modéré. Formellement, c'est humiliant pour le personnage principal : il est assis, le présentateur est debout. Mais cette position le sert : il est au milieu d'une arène, seul sur sa chaise, cela le rend humain. Il appelle tout le monde «Monsieur». Tout est fait pour qu'il séduise, car il est en position d'infériorité. C'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire à un ministre de l'Intérieur. Alors il parle chiffres, effectifs, pas des causes. En face, les contradicteurs semblent avoir un temps compté. Cela dramatise. Ils sont ailleurs, dans un écran. Mais Sarkozy, lui, est filmé sur grand écran, lui seul a les coudées franches. C'est un dispositif de propagande douce.

«Finalement, quand on voit une telle émission, on en revient à évaluer la performance audiovisuelle alors que l'intérêt serait de parler des idées. On se dit «il s'en tire bien» ou des choses comme ça. On est dans la séduction, pas dans la réflexion. C'est sans doute le but du jeu : conforter quelqu'un dans sa position. C'est un show de plus.»

«Comme une accumulation d'angoisses»

Alfredo Arias

«Ce que j'ai vu, c'est la souffrance d'une société. Je suis un artiste, une personne qui divertit. Mais je ne peux pas être frivole face à cela. L'immigration, la police... ce sont des sujets que je connais : je suis Argentin, je vis en France, je suis Français. Pour moi, c'est une souffrance partagée que d'abandonner son identité et de l'incorporer dans une autre. Pendant toute une période de ma vie (en Argentine, au temps de la dictature, ndlr), je ne pouvais pas voir un policier sans traverser la rue. Et puis, j'ai passé des années à Aubervilliers (où il a dirigé le Théâtre de la Commune, ndlr). Cela s'est mélangé dans ma tête avec l'Argentine. Alors, en voyant le garçon des Motivé-e-s parler d'«étranger de l'intérieur», cela m'a bouleversé. J'ai la chance d'avoir eu le théâtre.

«Et puis, au théâtre, je suis habitué à juger les corps entiers. Là, il y avait, parfois, seulement des plans sur les mains. La vérité, c'est le corps entier. Il me manquait le reste du corps. En tant que personne, on voit que Sarkozy fait preuve de conviction et essaie de tenir un langage clair, de répondre de façon directe. Cela a son efficacité. Mais, au bout d'une heure, j'ai ressenti comme une accumulation d'angoisses. Les Roumains, les prostituées... Tout revenait à la menace de l'autre, à la question de l'acceptation de l'autre. Cela devenait trop perturbant. J'ai éteint.».


Pour mourir moins bete, essayons de nous cultiver et surtout de comprendre l'enjeu :rolleyes:
Lytchix
C'est assez intéressant cette analyse.

quote:
«On est dans la séduction, pas dans la réflexion»


Je partage cet avis, y'avait de la mise en scène.
D'ailleurs Sarkozy a séduit, il a réussi son coup... Il suffit de lire un peu l'avis de la presse, il a gagné des points avec cette émission.

Je déplore quand même le fait que le présentateur coupait à chaque fois le Pen (ou les autres invités), je suis resté sur ma faim car l'échange était vraiment bref, si on peut appeler ça un échange. Le Pen s'est en tout cas fait "casser"...

Enfin, selon moi, Sarkozy est sincère, il ne joue pas. Il est dévoré par l'ambition, il a des punaises aux fesses alors il est hyperactif...
S'il réussit son projet, on est pas prêt de le voir disparaître de la scène politique.

J'ai confiance en lui.
Comme LoginZ : d'abord l'ordre, après on verra...

CLICK TO RETURN TO TOP OF PAGE
tranceaddict Forums Archive > Local Scene Info / Discussion > Europe > Europe - France

Powered by: SEI and vB
Copyright © Jelsoft Enterprises Limited
Privacy Statement