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| choukri |
Le danger au taf
| quote: | Survêt ou casquette, dérapages verbaux, arrogance ou agressivité : depuis deux ou trois ans, pextites ou grandes entreprises ont affaire à de jeunes salariés dont le comportement laisse perplexe les directions. Cela peut aller jusqu'au vol de matériel ou à la bagarre à la sortie de l'usine, comme cela est arrivé chez Peugeot. La violence de la rue, principale préoccupation du gouvernement actuel, gagnerait-elle le monde du travail ? PDG de McDonald's France, Denis Hennequin remarque : «On a parfois des relations dérivées des schémas de banlieue : refus de l'autorité, agression verbale ou même physique.»
Grande distribution, restauration, bâtiment, constructeurs automobiles, manutention : ces nouveaux comportements se retrouvent particulièrement dans des secteurs employant de la main-d'oeuvre non qualifiée. Des milieux professionnels aux conditions de travail pénibles, qui dès le retour de la croissance en 1999-2000, ont connu des problèmes de recrutement. Jusque-là, ils avaient pu choisir leurs candidats, préférant les plus qualifiés aux non qualifiés. «Depuis la rentrée nous n'avons plus le choix, dit Thierry Bourgeron, directeur des ressources humaines du groupe Casino. La grande distribution est un milieu difficile, nous n'avons pas toujours la cote auprès des diplômés. Aujourd'hui, nous prenons les gens motivés pour qui les possibilités de promotion interne sont déterminantes.» En un mot, tous ceux qui veulent travailler, notamment des filles et des garçons des quartiers difficiles, sans qualification, ceux qui «tenaient les murs» durant les années chômage, stigmatisés par leurs adresses ou leurs noms à consonance étrangère. «La force de la reprise a "remis en jeu" ces jeunes qui se savaient voués au mieux aux pe boulots ou aux stages et, au pire, à la rue et au "bizness"», soulignent les sociologues Stéphane Beaud et Michel Pialoux dans une étude sur l'usine Peugeot à Sochaux (1).
L'arrivée «du jeune à casquette» en entreprise a quelque peu perturbé. A l'usine Peugeot de Sochaux, par exemple, on n'en avait pas vu depuis plus de quinze ans. Ils ne s'habillent pas pareil, ne mangent pas pareil _ ils préfèrent un sandwich au restaurant d'entreprise. «Il a fallu rappeler quelques règles de bonne conduite, explique Vincent Bottazzi de la CFDT. On se dit bonjour le matin, on ne mange pas sur son lieu de travail, on nettoie après avoir mangé. Ce sont des problèmes de comportement réels mais il ne faut pas les grossir.» Certains y voient la perte d'une certaine politesse, un manque d'éducation, d'autres le choc habituel entre deux générations.
S'il y a eu des affaires de vols ou des coups de poing échangés, laissant apparaître une véritable violence, la plupart des accrochages relèvent du comportement. Arriver à l'heure, ne pas fumer, ne pas répondre à son chef, ne pas s'accrocher avec ses collègues : la vie en entreprise nécessite un certain apprentissage, celui de la sociabilité, d'autant plus difficile à acquérir qu'on en est resté longtemps éloigné.
En face, la hiérarchie, parfois arc-boutée à un autoritarisme d'un autre âge, n'est guère mieux préparée. Les incompréhensions se multiplient : de nombreux conflits tournent autour de la notion de respect, valeur pas toujours observée par une direction habituée à un personnel docile, valeur réclamée à l'excès par certains jeunes qui prennent vite la mouche. «Ils ne sont pas tout roses, remarque un directeur de Mission locale, organisme public chargé de l'emploi des jeunes, mais la précarité de l'emploi n'arrange pas les choses. Elle crée une instabilité.» Ces dernières années, les embauches des non-qualifiés se sont plutôt faites par le biais de l'intérim ou du temps partiel. «Le statut d'intérimaire déforme les comportements, explique Bruno Lemerle, délégué CGT chez Peugeot à Sochaux. Soit ils en font trop, se pliant à toutes les demandes de l'employeur, soit ils n'en ont rien à foutre, sachant qu'ils ne seront plus là demain.»
Poussées par la recherche de main-d'oeuvre, certaines entreprises ont compris qu'il fallait s'adapter. L'agence d'intérim Adecco multiplie les mesures d'accompagnement auprès des jeunes (lire page suivante). Le groupe Casino a mis en place une politique de recrutement dans les quartiers difficiles. Les Missions locales font appel au parrainage par des chefs d'entreprise pour apprendre les codes de conduite et désamorcer les conflits. «Plus ce travail préparatoire est entrepris tôt, meilleure est l'adaptation au monde du travail», souligne Mouloud Haounit, directeur de la Mission locale d'Aubervilliers. Il regrette que le nouveau contrat-jeunes du gouvernement, destiné aux sans-qualifications, ne prévoit aucune obligation de suivi de la part des entreprises.
(1) Publiée dans la revue «Travail, genre et sociétés», novembre 2002. Edition L'Harmattan.
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OK ya un peu de violence ou plutot de l'incomprehension. Maids je crois que le boulot va redonner ces valeurs de respect mutuelle. |
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| marco.V |
| quote: | | un peu de violence ou plutot de l'incomprehension |
ah bon |
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| fastmp3 |
| j'ai vu y'a 2 jours qu'un flic s'est fait tabassé CHEZ LUI :eek: |
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| choukri |
| quote: | Originally posted by fastmp3
j'ai vu y'a 2 jours qu'un flic s'est fait tabassé CHEZ LUI :eek: |
C'est sa femme !!! Il l'aurait trompe avec une fille du quartier, quelle sacrilege...
Plus serieusement, pourrais tu me donner ta source, car comme tu peux le savoir ya de + en + de beurres et renois flics. C'est legitime et je trouve ca plutot juste dans la mesure ou les force de police refletent de plus en plus diversite de population.
Ca ne m'etonnerait pas que ce soit un de ces flics que se soit fait tabasser par des anciens potes car ils sont passes de l'autre cote de la force. Deja que la situation est grave et si c'est cela qui a ete fait, ca demontre un GRAVE et ENORME probleme en France.
Entre nous, j'espere rentrer definitivement en France d'ici la fin decembre ou janvier, ben quand j'entends ca, ca me fait tres peur. Et dire que je vais devoir squatter qques temps chez papa maman a Chanteloup. Aller chez mes parents bon ben c'est OK mais etre a Chanteloup ca ne m'enchante pas meme si j'ai de tres bons potes (mais ca, ca n'a rien a voir). A chanteloup ya 12000 habitants et pas de guicher pour tirer de la tune, pas de tabac, pas de librairie, pas de terrein de jeu, pas de piscine, prendre les transports en commun c'est cher et dangereux pour certains, les ecoles sont nulles, les rues sont sales, enfin ..., ya que des murs !!!!
Pourtant a part ca, Chanteloup est une ville ou j'ai eu une enfance formidable mais aujourd'hui c plus la mm chose. Je me dis que je vais chercher un appart a Paname, car il faut vivre a Paname et surtout pas dans la Banlieue parisienne. Ya rien de mieux que Paris. Mais pour trouver un appart c deja dur mais en plus quand tu es beurre et malgre les 20000 balles que tu gagnes par mois, ben ils s'en fouttent.
Alors a voir, j'ai envie de rentrer mais vais je le regretter ???? |
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| fastmp3 |
| choukri j'avais vu ca dans les infos de france2 , et si j'ai bien compris y'a un mec qui rentrait chez lui (le flic) et y'avait BIEN SUR de méchants pe arabes et noires qui squattaient les couloirs , alors il les a menacés en leur disant "chui un keuf" , la suite tu la connais ... mais bon c'est pas évident pour le mec il s'est fait casser la machoire et pleins d'autres trucs , il peut plus parler et le pire c'est qu'il prennait sa retraite dans 8 mois ... |
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