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[HS] et si on parlait Livres/Bouquins/BDs...
 
Shito
quote:
Originally posted by o
Je viens de le commencer le bouquin d'Ardisson. Je pensais me faire chier sur le début, et espérais que ce serait pas trop long... Pis en fait, bizarrement, ça m'a passionné dès les premières pages. Ce qu'il y raconte est pourtant pas extraordinaire, mais chépa, la forme, et l'atmosphère qui s'en dégage, ça passe bien...

J'ai trouvé le tps de le finir récemment. Pour ceux que ça intéresse, copié/collé d'un semblant de critique que j'ai posté ailleurs :

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Premier bon point : la forme. On a pas affaire ici à un long monologue, mais à une série d'entretiens. Bien sûr le journaliste confesseur (Philippe Kieffer) se fait discret, mais ses interventions sont souvent un vrai plus pour le récit, en cela qu'ils replacent les paroles d'Ardisson dans un contexte physique, relatant les origines de ce projet, décrivant les réactions de l'animateur, ses gestes, le cadre de la discussion. Kieffer se permet aussi parfois de remettre en question certains dires de son sujet, mais globalement je le trouve quand même (trop ?) complaisant. Le récit est grossièrement chronologique, même si dans un souci de coller le plus possible au côté spontané des entretiens entre lui et Ardisson, on a souvent droit à des flashbacks ou des évocations d'évènements postérieurs au point d'ancrage temporel du texte.

Je ne cache pas que cette ligne chronologique m'inquiétait un peu, en cela que j'étais à peu près persuadé de m'ennuyer royalement sur les souvenirs d'enfance d'Ardisson, fils de travailleur du bâtiment qui a connu moult déménagements au point de ne même plus pouvoir se souvenir lui-même de ses différents lieux de villégiature. Bonne surprise de ce côté là, puisqu' Ardisson choisit une optique analytique pleine de recul sur la vision qu'il avait à l'époque de la vie de ses parents, dans les années 50, plutôt que d'opter pour du factuel. Bizarrement d'ailleurs, il semble avoir bien plus de mémoire de ses impressions d'enfants que de ses émotions d'adulte. Ou du moins c'est le sentiment qu'il donne au travers les choix de sujets qu'il aborde au fil du bouquin.

Ardisson revient assez longuement sur ses premières galères, et je trouve assez intéressant d'apprendre comment, comme souvent, ce sont une ou deux rencontres provoquées par la chance qui font qu'un anonyme se retrouve progressivement à côtoyer ceux qui feront de lui un grand. Même s'il faut savoir saisir et faire fructifier cette chance, ce qui n'est pas chose aisée et suffit à accorder un certain mérite à qui finit au sommet. Le récit devient par contre plus brouillon une fois qu'Ardisson aborde ses débuts dans la pub (Ovomaltine, Chaussée aux moines, Tropico, c'est lui !) puis la presse, où les faits relatifs à sa vie professionnelle se mêlent étroitement à ses déboires avec la drogue et ses intérêts monarchistes. Si bien que de digression en digression, on en finit par ne plus réellement obtenir les informations qui nous intéressent. Ce livre présenté comme un travail sur lui-même de l'animateur, destiné à l'aider à remettre son passé dans le bon ordre et à mieux comprendre ce qu'il est devenu, donne finalement un peu l'impression de n'être rien d'autre qu'une tentative de lissage de son image. Ardisson y assume les erreurs du passé dont tout le monde a connaissance, drogue en tête ; il y minimise celles sur lesquelles il n'en a pas trop dit et/ou pour lesquelles il estime avoir suffisamment/trop payé (cf l'affaire du plagiat dans son livre Pondichéry, 6 pages affirme-t-il toujours, plusieurs dizaines d'après de nombreuses enquêtes indépendantes), et tait énormément d'éléments qui risqueraient de raviver le souvenir de ses années trash pour mieux se mettre dans la peau du gars qui a bien vieilli, et s'est désormais rangé du côté de ceux qui se sont amusés, en sont heureux, mais souhaitent maintenant vivre leur vie tranquille.

J'évoquerai deux gros défauts à ce bouquin. Le premier est d'ordre purement préférentiel : ça manque de pages sur les années TV, en particulier sur les nombreuses années pasées à TLMEP, qui reste quand même un de ses plus gros succès à ce jour. Peut-être n'avait-il rien à en dire, mais en spectateur fidèle, malgré les récurrents moments où la gravité comme la légèreté atteignent des niveaux un peu trop poussifs, j'aurais aimé en savoir plus sur le fonctionnement de cette émission, et les souvenirs qu'il en garde. Mais ma plus grosse déception, c'est surtout de constater que ce bouquin ne tourne vraiment qu'autour d'Ardisson. Certes c'est une autobiographie, des confessions c'est forcément nombriliste par définition. Mais il y a une chose qui manque clairement à ce livre : plus d'éléments relationnels. Ardisson nous en dit tellement peu sur ses relations, son amour pour sa femme, et ses amis surtout. Ce fameux Baffie qu'il présente comme un ami si cher a droit en tout et pour tout à deux citations d'ordre purement factuel. Et même si certains noms refont surface épisodiquement dans le parcours de l'homme en noir, jamais celui-ci n'exprime la moindre émotion forte et développée sur le long terme envers un quelconque être humain, si ce n'est peut-être son père. Dommage, j'attendais de quelqu'un d'aussi entouré et prétendument généreux un peu plus de retours de ce côté là. Le résultat, c'est un bouquin intéressant, mais frustrant.

Pour finir deux citations qui m'ont bien amusé sur le coup :

Un jour, elle m'a annoncé qu'elle partait faire du trekking pendant trois mois dans l'Himalaya. Bon. En revenant, elle m'avoue qu'elle s'était tapé le guide de l'expé. Et là, on s'est quitté. (...) Il faut savoir se séparer très vite, comme lorsqu'on arrache un sparadrap : ça fait très mal, mais pas longtemps. C'est la fameuse "rupture sparadrap"

En République, le leader du parti majoritaire devient président. En Monarchie, il devient Premier Ministre. Au dessus des partis il y a un arbitre, le roi. La République, c'est comme si, au foot, on élisait arbitre le capitaine d'une des deux équipes.
severnayaprods
en ce moment je suis dans ma période Irvine Welsh, j'ai attaqué Trainspotting, super trash mais tellement bon

et sinon depuis 4-5 ans je suis fan des Tom Clancy, maitre es Techno-thrillers, spécialiste terrorisme, conflit internationaux hyper réalistes, je peux vous raconter quasiment mot pour mot l'histoire du bouquin 1 an après...

ces bouquins à lui, c'est... chais pas, quand je commence, faut que je me force a dormir, sinon jpeux y passer la nuit sans problème. Tu te dis aller encore 2 pages... pis la c'est tellement tendu, tu sais que Clark ou Chavez ou Ryan va tenter un truc d'antologie, pis finalement nan ya plein de terros qui arrivent, toussa...

en gros, quand j'étais au lycée, il m'arrivait souvent de commencer a lire vers 22h, et d'arreter, la mort dans l'âme, pour sormir un peu, vers 5h du mat', debout 7h

en gros tant que j'ai pas fini le livre, ca me travaille :p

pour ceux qui connaissent pas, les plus connus sont Tempête Rouge, A la poursuite d'Octobre Rouge, Rainbow Six, Danger Immediat, Dette d'honneur, Jeux de Guerre (terrible), Sur Ordre, etc...

les tous derniers jme les suis pas encore fait, jme mets ca de côté pour cet été

:cool:
anne348
quote:
Originally posted by o
J'ai trouvé le tps de le finir récemment. Pour ceux que ça intéresse, copié/collé d'un semblant de critique que j'ai posté ailleurs


Merci o, c'est vraiment super intéressant de lire ta review de ce bouquin.

C'est bien ce que je craignais, j'avais peur que ce ne soit que lui, lui, lui et rien sur ses sentiments, ses relations avec les autres, ses analyses du sujet. Dommage parce qu'il a du en avoir des expériences particulières avec tout un tas de personnes différentes...

Mais c'est peut être parce qu'on est F qu'on s'attend à ça dans une autobiographie: pour nous les autres, ça compte :p
anne348
Je suis en train de lire « Electrochoc » de Laurent Garnier. Je sais ça date mais je tenais à écrire un petit mot parce que je trouve ce livre captivant ! Le style est parfait, les anecdotes super intéressantes, enfin voilà, je n’en suis qu’au début mais je me régale.

Ca me fait penser aux BD « Le chant de la machine » 1&2 qui retracent l’histoire de la musique électronique. Une bonne partie du tome 1 se passe aux US, Chigaco et Détroit : on voit où et comment tout ça a commencé (ce que LG évoque dans son livre en passant). Puis le tome 2 décrit l’explosion de cette musique en Europe, les raves, les drogues, l’évolution de tout ça. C’est vraiment chouette aussi pour ceux que ça intéresse.

Sinon, il y a le film “24 hour party people“ qui vaut le détour également. C’est l’histoire de Tony Wilson, le fondateur de Factory Records et patron de l’Hacienda. Ce film est bien plus qu’une simple biographie, il raconte comment on a pu passer du rock et de la new wave à la house et à la techno. C’est l’histoire de la jeunesse et du clubbing à Manchester entre la fin des années 70 et le début des 90. On passe de Joy Division à Happy Mondays à la house sans s’en rendre vraiment compte. Bref, ce film est à voir par tout passionné de musique et de clubbing. Moi ça m’avait marqué parce que c’est exactement l’évolution musicale que j’ai suivi !
thetrancer303
Je vais peut être passer pour un naze mais franchement je vous conseille ce bouquin.



Ok, ça parle beaucoup de foot.

Mais c'est surtout le parcours d'un "éducateur" qui fut entraineur à l'age de 22 ans.

Franchement, il a fait des trucs de dingue.

Il y a des anecdotes croustillantes et c'est un mec entier qui dit ce qu'il pense sans trop ce prendre la tête.

Chapeau, Mr Coach, une sacré vie, le bonhomme !!!

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